« Fête sportive »


Aujourd’hui c’est 体育の日 (TaiIku No Hi) « le jour de l’éducation physique ». Il s’agit d’un jour férié qui existe depuis 1966 et qui fut fixé au 10 octobre, en commémoration de l’ouverture des jeux olympiques de 東京 (TôKyô) (10 octobre 1964). Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué qu’aujourd’hui nous sommes le 11 et non le 10 octobre. En fait depuis la réforme des jours fériés de 2000, 体育の日 (TaiIku No Hi) « le jour de l’éducation physique » a lieu le deuxième lundi du mois d’octobre.

A cette occasion, des 運動会 (UnDôKai) ont lieu dans les cours de récréation des petites écoles. Les jeunes japonais s’affrontent dans des courses de relais, tirs au panier et autres épreuves sportives sous les encouragements de leurs mères et les objectifs de leurs pères. Ces derniers participent également à quelques épreuves. Si l’éducation japonaise est souvent stéréotypée à la spartiate, c’est essentiellement pour des raisons d’Audimat car le sensationnel, c’est bien connu, est vendeur. De nos jours, nombreux sont les parents qui rejoignent l’avis de Pierre de Coubertin pour qui « l’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu ».


D’un autre coté, l’émergence d’entraîneurs sportifs au particulier est assez inquiétante. Il s’agit de personnes qui prennent en charge l’éducation physique d’enfants dont les parents sont trop occupés. Leur but n’est pas de former des futurs champions mais simplement d’inculquer le plaisir de donner le meilleur de soi dans le domaine sportif. Déjà que le temps moyen qu’un père japonais peut passer avec ses enfants est relativement court (1970 heures de travail effectif en moyenne par an au Japon contre 1589 pour la France, résultat d’une enquête du ministère du travail en 2000), cette sorte de résignation face au problème de la surcharge de travail au Japon ne laisse pas espérer d’améliorations pour les années à venir. Ceci étant dit, il est sans doute préférable que l’enfant se dépense physiquement, quitte à ce que ce soit avec un « inconnu », plutôt que de passer son temps devant sa console de jeux vidéo ou à traîner dehors et dépenser son argent de poche dans le コンビに (KoNBiNi) du coin.

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