« le jour du sceau »

Devanture d'un magasin de sceaux

Les japonais ne signent pas, ils tamponnent. En effet, au Japon on utilise un 印鑑 (InKan) « sceau » personnel pour signer des documents. Il s’agit d’un cylindre de buis, d’ivoire ou de cristal d’un diamètre de 2 centimètres pour 7 centimètres de long. Les caractères du nom de famille sont gravés à une extrémité. Le prix est souvent fonction du nombre de caractères. La couleur de l’encre utilisée est dite 朱肉 (ShuNiku) « vermillon (littéralement, rouge-viande) ». Il existe également un second type de 印鑑 (Inkan) « sceau » qui est enregistré à la mairie : le 実印 (JitsuIn). C’est un sceau unique destiné aux actes notariés. En principe, il est impossible d’en obtenir une copie conforme alors que pour les autres sceaux c’est possible mais relativement cher. Enfin, les 百円ショップ (HyakuEn ShopPu) « magasins tout-à-100 yens », vendent des sceaux génériques en caoutchouc pour les noms de familles les plus courants. Ces derniers ne sont utilisés que pour les affaires moins importantes comme lors de la réception d’un colis.

ShuNiku 'rouge-viande'

Je me souviens d’avoir été confronté au problème du duplicata de sceau lors de mon premier séjour au Japon. J’utilisais mon sceau pour pointer mes jours de travail jusqu’au jour où il me quitta :-) . Mon responsable m’avait alors dit d’en refaire une copie conforme d’après l’empreinte sur la feuille d’appointements. Je m’en étais finalement sorti avec un nouveau sceau ressemblant à celui que j’avais égaré sans en être véritablement la copie conforme. Mon responsable n’y a vu que du feu. Il faut quand même signaler au passage que mon sceau est constitué de deux カタカナ (KataKaNa), caractères aux formes très simples en comparaison des 漢字 (KanJi) « caractères japonais d’origine chinoise » des noms japonais.

Des sceaux pour les noms les plus communs

Le plus ancien 判子 (HanKo), un autre mot pour dire sceau, date de 57 ap. J.-C. C’était le sceau en or de l’empereur, l’un des symboles de son autorité. Vers l’an 750, les nobles commencèrent à utiliser les sceaux pour sceller les négociations sur les terres et autres biens. Plus tard ce fut le tour des (Samurai) pour finalement s’étendre à toutes les couches sociales vers 1870. De nos jours le problème de la contrefaçon met en danger le devenir de ce système. Ainsi, lors du renouvellement de mon 通帳 (TsûChô) « carnet de banque », l’employée avait détruit la partie où mon sceau était appliqué en m’expliquant que c’était pour éviter des problèmes de copie en cas de perte ou de vol du carnet.

Photos du sceau en or de l’empereur (site japonais)

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Une réponse à « le jour du sceau »

  1. lp dit :

    Je trouve ça génial ce système de sceaux …
    C’est aussi utilisé par les parents pour signer les carnets ??

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