“programmes télévisuels”, première partie

Il y a en général 6 chaînes hertziennes au Japon parmi lesquelles on retrouvent : NHK 総合 (SôGô) “général”, NHK 教育 (KyôIku) “éducation”, Fuji network, TBS, Nippon Television Network Corporation… Cela peut varier suivant les régions. Il y a une redevance télévisuelle d’un montant mensuel de 1395 yens. Elle est uniquement perçu par la NHK. En contrepartie, la NHK n’a pas le droit de diffuser des spots publicitaires. Au Japon, les démarches administratives pour la perception de la redevance télévisuelle ne sont pas réalisées lors de l’achat d’un poste de télévision. C’est un employé de la NHK qui se charge de la perception en faisant du porte à porte. On se voit remettre en échange un autocollant NHK indiquant la période perçue. On le colle à sa porte pour que le percepteur ne passe pas deux fois. A noter que l’on peut opter pour le retrait automatique sur son compte bancaire qui est plus avantageux financièrement. Avec un tel système, la fraude existe évidemment et à un niveau plus élevé qu’en France. Le “totalitarisme” de cette redevance a récemment fait l’objet de débats.

Lorsque l’on allume la télévision pour la première fois, il y a de fortes chances pour que l’on tombe sur un spot publicitaire, à moins d’être sur la NHK. En effet, les coupures commerciales sont bien plus nombreuses qu’en France. De plus, les noms des compagnies sponsorisant l’émission sont affichés et annoncés par une voix-off : “Kono bangumi ha Nissan, Sony, Terumo no go teikyô de O okurishimasu.”, “Ce programme vous est présenté par Nissan, Sony, Terumo”. C’est systématique et on finit vite par retenir l’expression “…no go teikyô de o okurishimasu” qui ne sert malheureusement pas à grand chose dans la vie de tous les jours. Aussi, après la coupure pub, on a souvent droit à un petit retour en arrière. C’est louable pour les personnes qui rejoignent l’émission en cours, mais autrement c’est assez agaçant. Les coupures publicitaires ne sont pas encadrées de clips d’annonces de début et de fin comme en France. Ce que certaines compagnies n’hésitent pas à employer pour tromper les téléspectateurs. C’est souvent au cours d’une émission de type documentaire. La première publicité est souvent celle d’une compagnie d’assurance ou de produit régime miracle. Avec sa réplique de plateau de télévision, ses speakerines, et l’utilisation de graphiques en tous genres, elle ressemble fortement à une authentique émission. Même si le message “ceci est une publicité du groupe machin” est écrit en tout petit dans le coin de l’écran, il me semble très probable qu’une grande partie des auditeurs puissent se méprendre. C’est vraiment une pratique dégoutante. Pour en finir avec les publicités, mon épouse japonaise, toute étonnée, m’avait fait remarqué que les publicités françaises étaient séparées les unes des autres par un court écran noir. A mon explication que cela permettait de mieux comprendre l’enchaînement des publicités, elle me répondit 古い! (FuruI !) “c’est vieillot !”. C’est peut-être vrai, mais je préfère cela au dégoulinage publicitaire de la télévision japonaise. Euh non, tout compte fait je zappe les publicités aussi bien en France qu’au Japon.

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